Déprise

Mon lien avec la réalité s'évapore lentement. Invisible à l'œil nu, cette déprise ne semble pas connaître de remède. Je hante des lieux familiers avec l'espoir de m'y retrouver, mais vraiment, je n'y suis plus.

Les plantes continuent de pousser, pour peu qu'elles soient arrosées. Mais au cœur de l'été, le soleil brûle les herbes et l'arrosage devient inutile.

Un hiver et un printemps seront nécessaires pour reverdir le petit jardin.

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L’usage d’un lieu