La forme du silence

Assis dans cette maison, je dessine la forme du silence. Le contour est un peu flou, mais son volume est à portée de mes yeux. Sa couleur aussi. Je peux le caresser. Il a une peau, un grain, une chaleur. Un corps. Il frémit quand j’approche ma main. Je lui murmure quelques mots, mais je sens bien qu’il ne m’écoute pas. Il se détourne de moi, en colère. Il aime sa tranquillité. Il m’a laissé le caresser, mais c’est parce qu’il a pitié de moi. Je l’aime.

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